Dans une interview exclusive accordée au quotidien L’Union et publiée ce lundi 20 janvier 2025, le Vice-Premier ministre en charge de la Planification et de la Prospective, Alexandre Barro Chambrier, a présenté un bilan détaillé de son action au sein du gouvernement de transition.
Cyr Adonis NZIGOU
Essor TV
Au cœur de cette discussion se trouvaient le Plan national de développement de la Transition (PNDT) et le Plan d’urgence de développement communautaire (PUDC), qu’il décrit comme des initiatives cruciales et mieux pensées que les plans antérieurs tels que le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), le Plan de relance de l’économie (PRE) et le Plan d’accélération de la transformation (PAT).
Alexandre Barro Chambrier a mis en avant le PUDC, soutenu par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec un budget de 10 milliards de FCFA pour l’année 2025. Ce fonds est destiné à financer des projets ayant un fort impact social dans les zones rurales. « Ce montant est alloué aux secteurs essentiels tels que l’eau, l’électricité, les routes, l’agriculture, l’éducation et les activités génératrices de revenus », a-t-il précisé.
Le PNDT, quant à lui, s’est concentré sur les travaux de construction et de réhabilitation d’infrastructures essentielles depuis 2024. Une enveloppe de 20 milliards de FCFA a été consacrée aux projets sociaux, notamment la construction et l’équipement des lycées de Bikele, Paul Kouya de Koulamoutou, et du lycée technique national Omar Bongo. « En 2024, près de 300 milliards de FCFA ont été investis dans les équipements et infrastructures de transport, incluant les routes du Grand Libreville et d’autres provinces, ainsi que la réhabilitation de plusieurs tronçons stratégiques à travers le pays », a-t-il ajouté.
Chambrier insiste sur l’importance d’une gouvernance transparente, d’un suivi rigoureux et de l’implication citoyenne à travers des consultations régulières. Pour lui, le PNDT et le PUDC se distinguent des anciens programmes qui étaient souvent entravés par des financements insuffisants et une exécution incertaine. « Ces initiatives répondent aux besoins réels des populations, surtout les plus vulnérables, avec des objectifs mesurables à court et moyen termes », a-t-il expliqué.
Le vice-premier ministre conclut en soulignant que les anciens plans, tels que le PSGE, le PRE, et le PAT, ne sont plus en vigueur, ouvrant ainsi la voie à une approche plus pragmatique et adaptée aux besoins actuels du pays.
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