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Politique

Brice Oligui Nguema : coup de force ou nécessité politique ?

Depuis son arrivée au pouvoir le 30 août 2023, Brice Oligui Nguema rejette fermement l’appellation de "coup d’État" pour qualifier son ascension. Il préfère parler d’une "libération", une initiative qu’il juge indispensable pour préserver le Gabon d’une impasse institutionnelle. Face aux critiques, il défend cette vision avec constance, marquant une distance claire entre son action et les prises de pouvoir militaires observées au Sahel.

Cyr Adonis NZIGOU

Essor TV

Publié le 2025/03/29 à 14:36:32
Temps de lecture : 1m30

Annonce du Coup de Libération, le 30 août 2023.


Dès le début de son mandat, il s’est engagé sur la voie d’une transition courte, à contre-courant des scénarios prolongés constatés ailleurs. La tenue d’une élection présidentielle dès avril 2025 illustre, selon lui, sa volonté de restaurer rapidement l’ordre constitutionnel. En moins de deux ans, son gouvernement revendique des avancées significatives en matière de stabilité, de réformes structurelles et d’assainissement des finances publiques.

La question de son rapport à l’armée demeure néanmoins un point d’interrogation majeur. "Je ne suis plus général, je suis un civil", affirme-t-il, soulignant sa décision de renoncer à son statut militaire pour se porter candidat. Un positionnement stratégique visant à dissiper les craintes d’une emprise durable des forces armées sur le pouvoir politique.

Si le débat sur la nature de son accession persiste, un constat s’impose : Brice Oligui Nguema avance avec détermination. Se posant en artisan d’un renouveau institutionnel, il cherche à convaincre tant au Gabon qu’à l’international de la légitimité de son projet politique.

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